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Roses de Picardie au cinéma

Une revue des films dans lesquels les personnages écoutent ou interprètent Roses de Picardie,
ou dans lesquels Roses de Picardie est utilisé comme accompagnement.

 

Les autres compositions de Haydn Wood au cinéma

 


 


On trouvera les films qui ne sont pas de langue française sous leur titre français quand ils ont été exploités dans un pays de langue française (avec entre parenthèses leur titre original), ou sous leur titre original (avec entre crochets une traduction française).
Les années sont celles de la réalisation des films et non pas celles de leur première exploitation.

Une anomalie chronologique relative à la présence de Roses de Picardie dans un film est mentionnée à titre de curiosité. Cette mention ne constitue pas un jugement de valeur porté sur le film.

Liens vers des sites d'hébergement de vidéos : le film que vous espérez visionner peut avoir été bloqué dans votre pays.

 


Roses of Picardy [Roses de Picardie]
de Maurice Elvey (Royaume-Uni, 1927)

Un jeune officier britannique revient en Belgique au village où il avait été logé pendant la Grande Guerre. Il se souvient de Madeleine qui, comme une mère avec son enfant, l'avait réconforté quand ses nerfs avaient lâché après une nuit de combat et de massacre.

Ce film muet était accompagné par des disques ou des musiciens en direct. Roses de Picardie faisait partie du programme. On connaît aussi les cas où un chanteur ou une chanteuse participait aux séances.

 


Camera Interviews:
Mr F. E. Weatherly, KC,
the Famous Song Writer
[Interviews par la caméra : M. F. E. Weatherly, avocat, le célèbre parolier]
Pathé Pictorial (UK, 1928)
documentaire

F. E. Weatherly fut un avocat anglais qui écrivit les paroles de nombreuses chansons dont Roses de Picardie.

Dans ce court documentaire muet, on le voit dans son jardin où fleurissent des roses.

La page de couverture d'une partition de Roses de Picardie apparaît en surimpression à une rose en gros plan.

Le documentaire est visible sur la chaîne de British Pathé sur YouTube

 


Strong and Willing [Forte et déterminée]
Vitaphone (USA, 1930)

La fantaisiste américaine Trixie Friganza chante Strong and Willing, une caricature de Roses de Picardie écrite par Neville Fleeson.

C'est l'histoire de Rosie O'Kerry qui va à la ville et obtient sur le champ un contrat dans une troupe de théâtre de variétés. Le directeur n'a pas réalisé qu'elle n'a qu'un seul titre à son répertoire, Roses de Picardie. Qu'à cela ne tienne, au fil des semaines, elle adaptera la chanson au thème du spectacle.

Elle la chante à deux voix (aiguë et grave) et la transforme en fox-trot. La semaine suivante, c'est un fandango. Une autre semaine, c'est une version jazz Nouvelle-Orléans.

Trixie Friganza chante, danse, et change de costume à vue dans ce numéro de cinq minutes. L'histoire ne dit pas combien de semaines le contrat de Rosie a duré !

Cette bande est visible sur YouTube.

 


Rudy Starita and His New 'Octarimba'
in Melodies of Long Ago

[Rudy Starita et son nouvel octa-rimba joue des mélodies d'autrefois]

Pathé Pictorial (Royaume-Uni, 1936)

Rudy Starita interprète Roses de Picardie à l'octa-rimba, accompagné à la guitare et à l'accordéon. Il poursuit avec Love's Old Sweet Song [Vieille et douce chanson d'amour] composé par J. L. Molloy.

Cette bande est visible sur la chaîne de British Pathé sur YouTube

 


Et la vie recommence (Forever and a Day)
de Edmund Goulding, et d'autres réalisateurs (USA, 1942)
film à épisodes

Ce film fut produit dans le cadre des efforts de guerre, grâce à la mobilisation de la colonie Britannique dans les studios d'Hollywood. Aucun des producteurs, scénaristes, réalisateurs, acteurs et principaux techniciens ne reçurent de salaires. Haydn Wood donna gratuitement l'autorisation d'utiliser Roses de Picardie dans le film. Les recettes du film allèrent à des œuvres d'entr'aide et de charité.

Le film raconte en autant d'épisodes, les diverses fortunes d'un hôtel particulier à Londres depuis sa construction en 1804 jusqu'à sa destruction par les bombardements allemands en 1941. L'épisode dirigé par Edmund Goulding commence en 1917 alors que l'hôtel particulier est devenue une pension de famille. Le 11 novembre 1918, les pensionnaires—des civils ou des militaires, les patrons, les employés et des amis, fêtent l'armistice. Ils valsent et ils chantent pendant qu'un marin joue Roses de Picardie au piano.

 


Variety Jubilee [Célébration du music-hall]
de Maclean Rogers (Royaume-Uni, 1943)

Soldat en permission, le fils du directeur artistique du Queen's Theatre (un music-hall londonien) vient présenter sa fiancée à ses parents. Le spectacle est sur le point de commencer ; depuis le hall du théâtre, on entend l'orchestre jouer Roses de Picardie.

La séquence commence par un gros plan sur un écriteau annonçant que, ce 20 mai 1915, les soldats paient moitié prix—alors que Roses de Picardie n'a été publié en Angleterre qu'en janvier 1917.

 


Heureux mortels (This Happy Breed)
de David Lean (Royaume-Uni, 1944)

Londres en 1919 : Frank Gibbons est démobilisé après quatre années de guerre. Il a trouvé un emploi dans une agence de voyage qui organise des voyages sur les principaux champs de bataille de la Grande Guerre.

David Lean montre la vitrine de l'agence qui expose avec les drapeaux une photo de soldats traversant un terrain ravagé par les bombes,

Un arrangement orchestral du refrain de Roses de Picardie accompagne ce plan.

 


I Live in Grosvenor Square [Je vis square Grosvenor]
de Herbert Wilcox (Royaume-Uni, 1945)

Le duc d'Exmoor a mis sa résidence londonienne à la disposition de l'armée américaine. Sa vieille gouvernante fait volontiers savoir qu'elle n'aime pas les étrangers, mais en secret elle recoud leurs boutons de leurs uniformes et raccomode leurs chaussettes. Elle le fait assise en écoutant une boîte à musique qui joue Roses de Picardie.

 


Le Diable au corps
de Claude Autant-Lara (France, 1946)

François et Marthe se retrouvent dans un café à Paris. Elle lui laisse soudain croire qu'elle est fiancée ; c'est à ce moment-là qu'un militaire au piano se met à jouer Roses de Picardie dans un style plutôt enjoué.

Plus tard, au restaurant, François mentionne la préparation de l'offensive du général Nivelle, ce qui situe la scène fin mars ou début avril 1917, un peu tôt pour que Roses de Picardie ait été bien connu en France.

 


Mésalliance (The Courtneys of Curzon Street ou Kathy's Love Affair)
de Herbert Wilcox (Royaume-Uni, 1947)

En Angleterre, au début du siècle : malgré l'opposition de sa mère, le lieutenant Edward Courtney épouse leur femme de chambre, Kate. Quelques mois plus tard, Kate s'éloigne pour ne pas entraver la carrière militaire de son mari. Elle a toujours eu une belle voix et elle réussit à se faire engager dans un music-hall. Elle devient plus tard une grande vedette.

Pendant la Grande Guerre, à Arras, Edward se rend à un spectacle aux armées où il découvre Kate en train de chanter Roses de Picardie, accompagnée par un petit orchestre. Les soldats reprennent en chœur le refrain. Edward va en coulisse pour retrouver Kate et ils promettent de ne plus jamais se quitter.

Anna Neagle joue le rôle de Kate. Elle a préenregistré Roses de Picardie avec un orchestre plus important que celui qu'on aperçoit dans le film.

 


It's the Great Pumpkin, Charlie Brown
[C'est la Grande Citrouille, Charlie Brown]
de Bill Melendez (USA, 1966)

téléfilm

Snoopy dans son costume d'as de l'aviation, écoute Schroeder lui jouer au piano des airs célèbres du temps de la Grande Guerre. Il tombe en larmes quand il entend Roses de Picardie.

 


Ah Dieu, que la guerre est jolie ! (Oh! What a Lovely War)
de Richard Attenborough (Royaume-Uni, 1968)

Au grand bal de l'Armée en décembre 1915 peu après que Douglas Haig ait été nommé Commandant en Chef du corps expéditionnaire britannique, on valse au son de Roses de Picardie.

Roses de Picardie a été composé en 1916 et l'arrangement pour valse en 1919.

 


Gonflés à bloc
(Those Daring Young Men in Their Jaunty Jalopies
ou Monte Carlo or Bust!)
de Ken Annakin (Italie, France, Royaume-Uni, 1968)

C'est un film burlesque sur le rallye de Monte-Carlo dans les années 20. Le parcours de concentration conduit les concurrents venus de différents pays d'Europe, jusqu'à Chambéry, où ils sont logés dans le même hôtel. Ils éprouvent le besoin de chanter des bouts du refrain de Roses de Picardie quand ils sont aux toilettes.

 


Solveigin laulu [La Chanson de Solveig]
de Reima Kekäläinen (Finlande, 1973)
série télévisée : épisode 3

Pendant les années 30 et 40 à Helsinski, Solveig a eu une enfance et une adolescence difficile entre une mère indigne et un père affectueux mais malade.

Un jour dans les annés 50 : elle se promène dans la neige avec son petit ami, pendant que l'on entend Roses de Picardie. C'est le jour de son premier baiser.

Les références de cet enregistrement du refrain de Roses de Picardie au saxophone avec orchestre, ne sont pas connues.

 


Maîtres et valets : [La Paix et la peine]
(Upstairs Dows
ntairs: Peace out of Pain)
de Christopher Hodson (Royaume-Uni, 1974)
série télévisée : saison 4, épisode 13

Londres, novembre 1918, quelques jours avant l'armistice : Hazel Bellamy est allitée avec une forte fièvre. On entend Roses de Picardie que son mari joue sur un phonographe dans la chambre à côté. Le docteur souhaite qu'elle puisse se reposer dans une ambiance plus calme.

Les références de cet enregistrement du refrain de Roses de Picardie, chanté par un ténor accompagné au piano, ne sont pas connues.

L'épisode est visible sur YouTube.

 


Le Tigre du ciel (Aces High)
de Jack Gold (Royaume-Uni, 1975)

Octobre 1917 : un escadron du Corps aérien de l'armée britannique est basé dans les environs d'Amiens. Au mess, le capitaine aime bien jouer le refrain de Roses de Picardie au piano.

Au dîner qui réunit tous les membres de l'escadron sans distinction de grade, quelques pilotes fredonnent Roses de Picardie pour cacher leur inquiétude à propos d'un camarade porté disparu. À la confirmation de sa mort, ils continuent comme si de rien n'était.

Quelques jours plus tard, le commandant emmène quelques uns de ses hommes faire une virée dans une boîte de nuit à Amiens. La chanteuse donne Roses de Picardie, accompagnée au piano.

Elle chante le refrain de la version française de Roses de Picardie qui, en fait, ne sera publiée qu'en 1918.

 


MASH : Les Petits Monstres (Old Soldiers)
de Charles S. Dubin (USA, 1979)
série télévisée : saison 8, épisode 18

La guerre de Corée en 1950 : un groupe d'orphelins est soigné dans un hôpital de campagne américain. Le colonel Potter se retire dans son bureau pour se souvenir de ses quatre amis soldats de la Grande Guerre ; le dernier d'entre eux vient de mourir dans un hôpital à Tokyo. Potter écoute Roses de Picardie sur un phonographe en compagnie d'un petit coréen qui, attiré par la musique, avait osé entrer dans le bureau.

Cette version de Roses de Picardie a probablement été créée spécialement pour l'épisode ; c'est un duo pour violon et accordéon auquel on a ajouté les craquements typiques d'un disque 78 tours.

 


L'Été meurtrier
de Jean Becker (France, 1982)

Éliane est le fruit du viol de sa mère par trois inconnus dont l'un était musicien ambulant. Il avait un piano mécanique qu'il traînait de ville en ville.

Il est décédé depuis, mais dans un désir de vengeance Éliane flirte avec son fils et vite l'interroge à propos du piano. «Mais, qui vous a dit ça ? … Malheureusement, il ne joue qu'un seul air !»

Ils font l'amour chez lui cette nuit-là, et le lendemain matin, elle part à la recherche du piano mécanique qu'elle découvre abandonné dans une grange. Elle en enlève la poussière et fait apparaître le monogramme M, l'initiale de celui qui fut peut-être son père.

Un autre jour, à la pensée de ce viol, elle se laisse tournoyer devant le piano jusqu'à s'évanouir.

Plus tard dans le film, un flash-back nous expose longuement les circonstances du viol.

Jean Becker et le compositeur du film, Georges Delerue, ont choisi Roses de Picardie comme le seul air que peut jouer le piano mécanique. En fait, le piano n'est jamais mis en marche dans le film. À chacun des moments racontés ci-dessus, Roses de Picardie est entendu comme une réminiscence obsédante.

 


La Route des Indes (A Passage to India)
de David Lean (Royaume-Uni, 1984)

Inde, dans les années 20 : l'Administrateur anglais de Chandrapore (une ville fictive) a du accepter de donner une réception pour l'élite indienne dans les jardins du Club ; c'est un événement sans précédent qu'il espère bien ne pas renouveler, afin que le Club reste strictement réservé aux Anglais. Pendant la réception, un orchestre militaire joue Roses de Picardie.

 


On ne meurt que deux fois
de Jacques Deray (France, 1985)

L'inspecteur Staniland enquête sur le meurtre d'un pianiste de renom, Charly Berliner. Il apprend d'un barman que lorsque Charly ne supportait plus ses chagrins d'amours, il venait au bar tard le soir et s'installait au piano : «Vous vous rendez compte, un artiste comme lui, à tu et à toi avec Beethoven … y jouait les Roses de Picardie, une vieille merde des années 20 !» L'inspecteur et le barman s'amusent à en murmurer le refrain.

 


Un mois à la campagne (A Month in the Country)
de Pat O'Connor (Royaume-Uni, 1986)

Un été au début des années 20, Tom Birkin, un jeune homme encore marqué par sa participation à la Grande Guerre, est arrivé de Londres par le train pour restaurer une peinture murale dans l'église d'un village du Yorkshire. Les enfants du chef de gare viennent lui tenir compagnie avec un phonographe qu'ils posent sur les fonts baptismaux. Le premier air qu'ils ont choisis est Roses de Picardie. Pendant que le disque tourne, les enfants se disputent presque avec Tom à propos des lys dans un tableau religieux qu'ils ont à la maison ; Tom suggère : «Pourquoi seulement des lys ? Pourquoi pas des roses, ou bien des lys et des roses, ou seulement des roses, ou alors, des roses et des pâquerettes ?» Il ne les laissera jamais monter à l'échelle pour voir son travail.

Un matin, croyant les avoir entendu entrer, il leur dit depuis son échafaudage et sans se retourner, qu'il n'a pas vraiment envie de Roses de Picardie aujourd'hui. En fait, c'est la charmante femme du vicaire qui n'hésite pas à le rejoindre sur la plate-forme pour contempler son travail ; elle porte un chapeau orné d'une des roses anciennes qu'elle cultive dans le jardin du presbytère.

Le refrain de Roses de Picardie est entendu une seule fois, dans un arrangement pour violon et piano, suivi de quelques mesures pour orchestre à cordes. Cependant, la rose et ses symboles imprègnent plusieurs scènes du films.

 


Les Baleines du mois d'août (The Whales of August)
de Lindsay Anderson (USA, 1986)

Sarah regarde tendrement la photo de feu son mari (en uniforme) et lui parle, un verre de vin à la main, et près d'elle une rose rouge et une rose blanche : «46 ans, Philippe, 46 roses rouges, 46 blanches, les blanches pour la franchise, les rouges pour la passion.» Puis elle met en marche le vieux gramophone et écoute Roses de Picardie, tout en tenant dans sa main la rose rouge.

Lindsay Anderson a choisi l'enregistrement du ténor John McCormack avec un orchestre dirigé par Josef Pasternack (Camden, New Jersey, USA, 1919).

 


Cause célèbre
de John Gorrie (Royaume-Uni, 1987)
téléfilm

1934 en Angleterre : Alma, une ex-pianiste et compositeur, parle avec Georges, son jeune domestique. Apprenant qu'il est né en novembre 1916, elle lui confie qu'elle s'est mariée une premiere fois en 1916. Son mari avait 19 ans quand il est parti pour le front en France d'où il n'est jamais revenu. Elle est à son piano ; elle fredonne et pianote le refrain de Roses de Picardie, et tombe en larmes.

Le début du téléfilm est visible sur YouTube ; il inclut la scène décrite ci-dessus.

 


Une autre femme (Another Woman)
de Woody Allen (USA, 1988)

Marion, la cinquantaine, professeur de philosophie new-yorkaise en congé sabbatique reconsidère sa vie et ses relations. Elle rend visite à son frère Paul, avec lequel elle n'avait eu jusque là que des rapports distendus.

Dans le couloir qui conduit au bureau de Paul, on entend faiblement Roses de Picardie venant d'une pièce voisine. Au cours de la conversation, Paul ira refermer la porte de son bureau mettant fin à cette présence musicale.

Pour Roses de Picardie, Woody Allen a choisi la version pianistique de Frankie Carle (New York, 1947).

Pour un précédent film, Radio Days [Au temps de la radio] (1986), Allen avait imaginé une scène dans un studio de radio amateur : les Cooper faisaient de la radio dans leur garage ; la mère présentait l'émission et accompagnait au piano sa fille qui chantait Roses de Picardie, pendant que le père s'occupait de la technique. La scène a été tournée mais elle n'apparaît pas dans le film terminé.

 


The House of Eliott [La Maison Eliott]
de Graeme Harper (Royaume-Uni, 1992)

série télévisée : saison 2, épisode 2

La Maison Eliott est une maison de couture à Londres dans les années 20. Beatrice Eliott invite Alice Burgoyne à prendre le thé avec l'idée de l'embaucher, car elle pense que celle-ci a un bon carnet d'adresses. Dans l'élégant salon de thé, un duo de violon et de piano joue Roses de Picardie.

On ne voit pas les musiciens dans la scène. Cette version de Roses de Picardie a probablement été enregistrée spécialement pour l'épisode.

L'épisode est visible sur YouTube.

 


Johnny and the Dead [Johnny et les morts]
de Gerald Fox (Royaume-Uni, 1994)

série télévisée : épisode 3

Le cimetière de Blackbury en Angleterre est vendu dans les années 90 à des promoteurs immobiliers. Les morts apparaissent à Johnny, un adolescent qui aime bien se promener par-là, et lui demandent de les aider à sauver le cimetière.

Deux d'entre les morts, Fletcher et Einstein, décident de retourner dans leur bistro favori. Ils ne le trouvent pas tellement changé mais ils n'apprécient pas du tout la musique jouée par le juke-box. Fletcher appuie sur un bouton et Roses de Picardie commence instantanément. Einstein est tout heureux d'en fredonner le refrain. Cet air d'un autre temps sème l'étonnement et, bien qu'une femme d'âge mûr se mette à chanter le refrain, tous les clients et le personnel partent en courant quand le flipper et le juke-box court-circuitent. Les deux morts, ravis, se retrouvent seuls dans la pénombre pour savourer leur consommation.

Roses de Picardie est interprété par Freddy Gardner au saxophone, avec Peter Yorke et son orchestre (Londres, 1948).

 


I buchi neri [Les Trous noirs]
de Pappi Corsicato (Italie, 1995)

Adamo et Angela sont deux âmes tourmentées en quête de tendresse et d'amour. Il est homosexuel ; son travail consiste à transporter des camions de bananes pourries jusqu'à la décharge. Elle est prostituée. 

Il rêve qu'ils font l'amour au fond de la Baie de Naples. Soudain, des quantités de bananes flottant entre deux eaux tombent sur lui pendant qu'elle remonte à la surface.

Cette séquence de rêve est accompagnée par Roses de Picardie interprété par Eddie Calvert à la trompette, avec Norrie Paramor et son orchestre (Londres, 31 janvier 1955).

I buchi neri est visible sur Vimeo.

 


Léargas: Ná Lig Sinn i nDearmad ...
[Léargas : De peur d'être oubliés ...]
de Pat Butler (Irlande, 2003)

documentaire de télévision

Ce documentaire se souvient des quelques cinquante-cinq mille nationalistes irlandais morts au combat auprès de l'armée britannique pendant la Grande Guerre.

L'écrivain irlandais Pól Ó Muiri est à Albert (Somme, France) en route pour le champ de bataille où son ancêtre, James Murray, est tombé en 1916.

Cette séquence à Albert (de la gare à la basilique) est accompagnée par le refrain de Roses de Picardie chanté par le ténor John McCormack avec un orchestre dirigé par Josef Pasternack (Camden, New Jersey, USA, 1919).

Ce documentaire est visible sur YouTube.

 


Les Dames de Cornouailles (ou Parfum de lavande [Canada])
(Ladies in Lavender)
de Charles Dance (Royaume-Uni, 2003)

En 1936, deux sœurs et vieilles filles, Ursula et Janet, recueillent un jeune naufragé polonais, Andrea, et s'attachent beaucoup à lui. Une nuit, Ursula rêve qu'en pleine jeunesse elle roule dans l'herbe dans les bras d'Andrea, puis qu'une jeune voisine dont elles sont un peu jalouses s'épanouit sous le regard amoureux du jeune homme.

Le refrain de Roses de Picardie accompagne le rêve jusqu'au début de la séquence suivante où l'on voit le portrait d'un soldat que Janet garde à son chevet. Janet, infirmière volontaire pendant la Grande Guerre, avait été très proche de ce soldat qu'elle avait soigné et qui fut renvoyé sur le front où il mourut.

Roses de Picardie est chanté par le ténor John McCormack, accompagné par Edwin Schneider au piano (New York, 1928). De la réverbération et de l'écho ont été ajoutés à l'enregistrement original.

 


Downton Abbey
de James Strong (Royaume-Uni, 2011)
série télévisée : saison 2, épisode 8

En Angleterre dans le Yorkshire, en 1919 : des cousins de Lavinia lui ont donné un gramophone. Elle l'essaie en compagnie de Lady Mary qui met un disque de Roses de Picardie. La douairière, comtesse de Grantham, n'accueille pas favorablement cette nouvelle technologie dans le château de Downton Abbey.

Roses de Picardie est chanté par un ténor, avec accompagnement de piano. On entend la chanson qui rapidement passe à l'arrière-plan, depuis l'introduction au piano jusqu'à la fin du deuxième vers du premier couplet.

 


Cheval de guerre (War Horse)
de Steven Spielberg (USA, 2011)

En Angleterre dans le Devon, en 1914 : pour payer le loyer de sa ferme, Ted Narracott vend Joey, le cheval adoré de son fils Albert, au capitaine Nicholls de l'Armée Britannique. Nicholls promet à Albert de choyer le cheval et si possible de le lui rendre après la guerre.

Nicholls et Joey partent pour une période d'entraînement, et Joey devient le copain d'un autre cheval. C'est à ce moment-là que discrètement commence la chanson Roses de Picardie ...

... jouée par un phonographe pendant que Nicholls dessine le portrait de Joey qu'il va envoyer à Albert.

Nicholls et Joey avec leur unité sont transférés en France. La chanson continue un court instant sur un plan de la cavalerie qui se prépare à attaquer une unité allemande à Quiévrechain en 1914.

Roses de Picardie a été composé en 1916. De l'enregistrement par le ténor John McCormack avec un orchestre dirigé par Josef Pasternack (Camden, New Jersey, USA, 1919), on n'entend que le refrain répété un peu plus de deux fois.

 


Birdsong [Le Chant des oiseaux]
de Philip Martin (Royaume-Uni, 2011)
série télévisée : épisode 1

Une tranchée près de Béthune en 1916 : dans un abri souterrain, le lieutenant Wraysford et le capitaine Weir se donnent un moment de répit. Wraysford fait une réussite et retourne la dame de pique pendant que Weir se rase avant d'ouvrir sans enthousiasme le paquet envoyé par sa mère.

On entend faiblement Roses de Picardie joué sur un gramophone.

Roses de Picardie n'a été enregistré qu'à partir de 1917, et l'enregistrement choisi par Philip Martin est de 1919—par le ténor John McCormack avec un orchestre dirigé par Josef Pasternack (Camden, New Jersey, USA).

À noter qu'une autre chanson a été substituée à Roses de Picardie sur le DVD de Birdsong.

 



Les Fils du vent
de Bruno Le Jean (France)
documentaire

Ce documentaire de long métrage fait le portrait de musiciens de jazz manouche qui perpétuent l'héritage de Django Reinhardt.

À Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d'Armor), l'un d'eux, Tchavolo Schmitt, joue d'une façon particulièrement contemplative Roses de Picardie sur une terrasse donnant sur la Manche (l'année n'est pas connue : Les Fils du vent est sorti en 2012 après huit ans de tournage).

 


Avant l'hiver
de Philippe Claudel (France, Luxembourg, 2012)

Paul, un éminent neurochirurgien, est marié depuis une trentaine d'années à Lucie. L'amour entre eux est encore très fort, même si l'usure du temps a fait son œuvre. À l'issue d'un dîner un peu tendu, il met un disque et ils dansent tendrement sur Roses de Picardie, chanté en anglais.

C'est alors que des bouquets de roses rouges commencent à être livrés anonymement à son bureau à l'hôpital, puis à son domicile.

La version de Roses de Picardie choisie par Philippe Claudel ne comprend que le refrain. C'est celle du chanteur de variétés irlandais Sonny Knowles, enregistrée vers 1972.

 


An Accidental Soldier [Un soldat malgré lui]
de Rachel Ward (Australie, 2013)
téléfilm

Une ville en France près du front, mars 1918 : des soldats australiens vaquent à leurs occupations en attendant d'être appelés pour le front.
– Je me demande si on va y aller ou pas.
– Je ne pense pas qu'il y ait urgence à ce que je me fasse descendre.
– Vraiment ? On ne peut pas revenir chez nous sans avoir goûté au spectacle, ça ne serait pas bien.

Un gramophone installé dans la rue joue Roses de Picardie.

Chanté par le ténor Ernest Pike avec un orchestre dirigé par Arthur Wood (Londres, 12 mai 1917), on entend le début du refrain de Roses de Picardie qui rapidement passe à l'arrière-plan.

 


Danish Girl (The Danish Girl)
de Tom Hooper (Royaume-Uni, 2015)

Au Danemark, à Copenhague, en 1926 : Einar et Gerda Wegener sont un jeune couple d'artistes peintres promis à un bel avenir.

Dans une conversation pendant une réception, ils racontent le jour de leur première rencontre :
– On est all
é prendre un café, et ensuite, je l'ai embrassé. Et c'était très bizarre.  C'était comme si je m'embrassais moi-même.

On peut entendre venant de loin un ensemble jouer Roses de Picardie.

Roses de Picardie est joué par Certains L'Aiment Chaud, un orchestre féminin de jazz (Soignolles-en-Brie, France, janvier 2002). On entend leur introduction, qui est la mélodie des couplets de Roses de Picardie.

 


(à suivre)

Les autres compositions de Haydn Wood au cinéma

 


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Cette page a été mise à jour le 13 décembre 2016.

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